Quand l’Amérique du Nord attire les entreprises françaises

Le 18/09/2019 dans "Société"
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C’est une question qui n’en finit pas d’intriguer. Chaque année, dans quels pays peuvent bien s’implanter les sociétés françaises ? Les résultats 2019 du Baromètre, dédié à l’implantation internationale des PME, ETI et start-ups françaises, viennent d’être publiés par Banque Populaire et Pramex International. Et cela réserve quelques surprises.

Les années passent et ne cessent de se ressembler. 

En 2019, les États-Unis occupent toujours la première position dans le classement des pays étrangers où viennent s’implanter les entreprises françaises. 

La première puissance mondiale occupe 16% des projets étudiés, ce qui représente tout de même une entreprise sur 5. 

Mais il n’y a pas que le Pays de l’Oncle Sam qui séduit les sociétés françaises. Gace au mastodonte américain, le Vieux Continent fait de la résistance.

Juste derrière les États-Unis, on retrouve trois pays européens. L’Allemagne, L’Espagne et le Royaume-Uni occupent respectivement la deuxième, troisième et quatrième place. Compte tenu de ses bonnes relations avec l’Hexagone, l’Allemagne gagne deux places par rapport à 2018 et peut se targuer d’afficher un joli score de 8,3% des implantations. 

L’Espagne chute d’une place sur le podium, en comparaison de l’année précédente, mais ne perd pas son attractivité auprès des entreprises françaises, avec un chiffre s’élevant à 8% pour ce qui concerne les implantations. 

Enfin, le Royaume-Uni continue d’attirer, malgré l’instabilité politique et économique qui s’est installée au moment du Brexit. Il suffit de regarder le chiffre des projets d’implantation (7,6%), pour se rendre compte que les sociétés françaises sont attirées par le charme qui se dégage outre-Manche.

L’Europe et l’Amérique du Nord, deux continents « eldorados »

De manière générale, l’Europe occidentale occupe 44% des projets. Le deuxième continent à être perçu comme un « eldorado » pour les entreprises françaises reste l’Amérique du Nord, avec un score de 22%. 

À noter que les deux continents occupent 66%, soit les deux tiers des implantations de sociétés françaises à l’étranger. On remarque donc un réel attrait pour les pays plutôt développés plutôt que pour ceux en voie d’immersion.

Alors bien sûr, certains états européens comme l’Italie sont plus à la traîne que d’autres. La « Botte » ne représente que 4,4% des implantations étudiées et affiche même une baisse significative par rapport à 2018, avec un déficit de 1,4%. 

Malgré tout, force est de reconnaître que dans un contexte de mondialisation où tous les regards semblent tournés vers l’Asie, la Vieille Europe continue d’attirer. Et ce, pour le plus grand bonheur des entreprises françaises !

Antoine Le Fur

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