Thierry Sache, aventurier de l’extrême

Le 02/08/2019 dans "Société"
Image

Courir des kilomètres et traverser les mers ne l’impressionne pas. Thierry Sache, architecte SI chez Silicom, aime les défis. Mais pas n’importe lesquels. Les siens ? Les courses et autres triathlons de l’extrême. Ironman, Norseman ou tout récemment Enduroman, aventure pendant laquelle il a tenté de traverser la Manche. Rencontre avec un aventurier de l’extrême.


1. D’où vous est venue cette passion pour les marathons et courses de l’extrême ?

Tout a commencé il y a une dizaine d’années maintenant. 

En 2009, j’ai arrêté de fumer. Assez naturellement, j’ai pris du poids. L’année suivante, j’ai décidé de me remettre au sport et de reprendre le footing.

Tout naturellement, j’ai fait mon premier marathon puis triathlon au printemps 2011. Et crescendo, les courses dites « de l’extrême » sont arrivées : Ironman en 2012, Altriman en 2013, Norseman en 2014…

2. Récemment, vous avez participé à la course Enduroman, qui se tient entre l’Angleterre et la France. Quels ont été les enjeux spécifiques d’une aventure aussi complexe ?

En fait, c’est presque pareil que pour les autres courses. J’ai pratiqué le triathlon « classique » jusqu’en 2015. L’avantage d’un triathlon plus extrême comme Enduroman, c’est que l’on participe toujours en équipe. 

Alors oui, c’est une aventure assez compliquée mais où le plaisir est vraiment au rendez-vous. Et puis, j’avais aussi vraiment ce désir de traverser la Manche !



3. Avez-vous été confronté à des contraintes particulières lors du parcours ?

Bien sûr. Mais il y a certaines données à garder en tête. Par exemple, il faut toujours se dire que c’est la capacité à s’adapter qui prime.

Dans ce type d’aventures, on vit intensément le moment présent. C’est d’ailleurs uniquement le présent qui compte.

En outre, le fait de participer en équipe renforce le charme du moment.

4. Quelles sont les conditions préalables à remplir avant de se lancer dans une telle aventure ?

Le plus gros challenge sur Enduroman fut vraiment tout ce qui a pu entourer la traversée de la Manche. C’est une zone finalement assez dangereuse et on ne traverse pas facilement cette mer. 

Il y a tout un tas de contraintes administratives à remplir avant de se lancer dans le grand bain. Et il y a également les nombreux tests à l’effort. 

En ce qui concerne la traversée de la Manche, cela passe notamment par un bain de six heures en eau froide.


« J’ai vraiment mis ma vie entre parenthèses pendant neuf mois »


5. Combien de temps avez-vous consacré à la préparation de la course ?

Cela m’a prisentre dix mois et un an. C’est vraiment un travail quotidien, sur le long terme. 

Il faut savoir que si l’on se décide à tenter la traversée de la Manche, cela peut prendre jusqu’à deux ans. Il ne faut donc pas avoir peur des défis !

6. Comment réussissez-vous à combiner votre travail chez Silicom et courses de l’extrême ?

Comme j’ai pu (rires) ! Plus sérieusement, j’ai vraiment jonglé entre vie professionnelle et sessions d’entraînement. 

Tous les mardis matin, j’allais nager avant de partir travailler. Je m’entraînais également pendant mes pauses déjeuner, le soir, les week-ends… De manière générale, j’ai vraiment mis ma vie entre parenthèses pendant neuf mois. 

Aujourd’hui, je pense vraiment pouvoir dire qu’Enduroman a été la plus grande aventure qu’il m’ait été donné de vivre.

7. Dans quelle mesure Silicom vous a aidé lors de cette aventure ?

L’appui de la société a vraiment été capital. Déjà, Silicom m’a sponsorisé. J’ai également pu compter sur le soutien de Raphaël Chapuis, qui était dans mon équipe, et qui a fait office de photographe.



« Je vais retenter la traversée de la Manche 

l’an prochain »


8. Avez-vous d’autres projets de ce type en tête ?

Pour le moment, pas vraiment. Plus le temps passe et plus je souhaite sortir des compétitions « officielles » pour m’offrir des aventures davantage personnelles. Par exemple, cela peut être une randonnée de deux jours dans un site exceptionnel. 

Toutefois, comme je n’ai pas réussi à totalement traverser la Manche lors de l’Enduroman et que j’ai été contraint d’abandonner, je vais essayer de retenter la traversée l’an prochain, et de rejoindre le sol français depuis les côtes anglaises.

9. Idéalement, y a-t-il une course de l’extrême que vous aimeriez tenter ?

Actuellement, je n’ai pas d’aventures qui sont déjà définies. D’une certaine manière, le fait de participer à tel ou tel course dépend d’un certain nombre de choses. 

Par exemple, des rencontres que l’on peut être amené à faire. Et si je peux partager mes aventures, en équipe et avec des amis, c’est encore mieux !

Antoine Le Fur

Dans la même catégorie

06/09/2017
Facebook met en place un nouveau terrain de jeu
Que nous resserve la nouvelle mis-à-jour de Facebook et quel sera son impact ? Un nouveau terrain de jeu, basé sur les mêmes règles de référencement que Google, redistribue les cartes !
Lire la suite
30/11/2017
Vive le Team Building
Le fameux anglicisme, en français « construction d’équipe », est devenu un incontournable des entreprises, ces dernières années. Un mode de fonctionnement que Silicom utilise et qui a donné de bons résultats. Autant de raisons d’adopter cette pratique qui nous vient tout droit des Etats-Unis
Lire la suite
14/12/2017
Travailleurs handicapés : réalité ou fiction ?
Trente ans après la loi de Philippe Séguin sur le handicap dans les entreprises, le bilan se révèle mitigé. Si certaines entreprises respectent le quota minimum de 6% de travailleurs handicapés, d’autres en revanche essaient de se soustraire à la mesure. Qu’en est-il de Silicom ? Réponse de Philippe Reuilly, en charge des IRP (Instances Représentatives du Personnel).
Lire la suite