Les entreprises deviennent sociales avec la RSE

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C’est devenu un sigle bien connu des sociétés. La RSE ou Responsabilité Sociale des Entreprises permet aux petites comme aux grandes structures de réfléchir aux enjeux environnementaux, sociaux ou éthiques de leurs activités. Si cette pratique est basée sur le volontariat, depuis 2017, les entreprises de plus de 5000 salariés sont tenues de pratiquer une RSE. Coup de projecteur sur une pratique désormais incontournable.

Plus qu’une simple modalité appliquée au monde des entreprises, la RSE est devenue un enjeu majeur d’un point de vue politique. La RSE désigne la Responsabilité Sociale (ou Sociétale) des Entreprises.

Le 21 févier 2017, l’Assemblée Nationale a adopté une loi relative au devoir de vigilance des entreprises mères et des entreprises donneuses d’ordres. Concrètement, cela veut dire que les sociétés de plus de 5000 salariés sont tenues de procéder à une évaluation RSE. Jusqu’à présent, le procédé était essentiellement basé sur le volontariat. Malgré tout, obligées ou non, les entreprises, que ce soit des grands groupes ou des TPE et PME, se soumettent majoritairement à la pratique de la RSE.

 

La Responsabilité Sociale des Entreprises est un enjeu à l’échelle continentale. Pour preuve, la Commission Européenne dégage quatre axes majeurs autour de cette question. D’après cette conception, la RSE couvre les matières sociales et environnementales; ne doit pas être séparée de la stratégie et des opérations commerciales ; est basée sur le volontariat ; doit surtout se concentrer sur les différentes parties prenantes des sociétés, aussi bien internes qu’externes.

L’un des aspects importants de la RSE est surtout la norme ISO 26000, adoptée en 2010. Elle définit la RSE comme la « responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et de ses activités sur la société et l’environnement, se traduisant par un comportement transparent et éthique ». Comme c’est le cas avec la classification de la Commission Européenne, on compte six axes dégagés par la norme ISO 26000 : Les Droits de l’Homme ; les relations et conditions de travail ; l’environnement ; la loyauté des pratiques ; les questions relatives aux consommateurs ; les communautés et le développement local.

 

Une initiative non dénuée de limites

 

Alors oui, la RSE est un formidable moyen pour les entreprises de se remettre en question. Néanmoins, sa mise en place suppose de prendre en compte quelques précautions au préalable. Bien sûr, il peut y avoir des obstacles, aussi bien au niveau méthodologique que pratique ou financier. En outre, cela peut aussi entraîner un bouleversement du business model d’une société, en particulier lorsque la volonté des actionnaires est centrée sur le profit. Pour qu’une RSE perdure sur le long terme, il faut donc qu’elle s’inscrive durablement dans la stratégie des entreprises.

 

Enfin, si on ne devait retenir qu’un nom en matière de RSE, ce serait celui d’EcoVadis, agence de notation spécialisée sur la question. Outre les volets consacrés aux enjeux environnementaux, sociaux et éthiques, la méthode d’évaluation employée comprend également trois autres domaines portant sur la gestion des achats responsables, les produits et services et les Droits de l’Homme.

En tout, ce sont 21 critères qui sont pris en compte dans une expertise RSE effectuée par EcoVadis. Un chiffre assez important mais comme l’a si bien dit Nietzche, « Le Diable est dans les détails ». Les entreprises n’ayant pas encore procédé à une évaluation RSE savent désormais ce qu’elles doivent faire !

 

 

 

Antoine Le Fur