Brain Drain : quand les cerveaux voyagent

Le 04/09/2019 dans "Société"
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C’est une expression qui appartient désormais au langage commun. Le brain drain ou « fuite des cerveaux » désigne les flux migratoires de scientifiques, chercheurs et autres personnes hautement qualifiées, dans le cadre professionnel. Ces derniers cherchent notamment de meilleures conditions de travail ou de rémunération. Alors que Silicom se dotera d’une antenne à Montréal en janvier 2020, zoom sur ces personnes dont les cerveaux aiment à voyager à l’autre bout du globe.

Le 1er janvier 2020 sera à marquer d’une pierre blanche pour Silicom. 

C’est en effet à cette date que la société française ouvrira une annexe à Montréal. L’entreprise s’internationalise et ce n’est certainement pas un hasard si elle a choisi le Québec. 

Depuis plusieurs années déjà, la Belle Province ne cesse d’attirer, en particulier les Français. On ne compte plus les étudiants partis poursuivre leurs études outre-Atlantique. Plus que le Canada, l’Amérique du Nord de manière générale, agit comme un aimant d’un point de vue professionnel. 


Parmi les arguments avancés, il y a l’idée d’une rémunération plus attractive, de possibilités d’évolution non négligeables ou encore d’un meilleur cadre de vie.

La France est particulièrement concernée par le brain drain. Certes, l’Hexagone est une terre d’accueil pour un grand nombre de chercheurs mais c’est également, dans le même temps, un pays qui laisse partir ses cerveaux. 

Et cela n’est pas un phénomène récent. Déjà en 2010, l’Institut Montaigne se penchait sur le sujet, en publiant l’étude « Partis pour de bon ? Les expatriés de l’enseignement supérieur français aux Etats-Unis ». 

Entre 2006 et 2011, le flux net de l’expatriation de Français, en particulier diplômés, a d’ailleurs doublé. Et cela ne semble pas prêt de s’arrêter. Parmi les destinations choisies ? L’Amérique du Nord, encore et toujours.

Quand les pays du Sud tentent d’inverser la tendance

De manière générale, la fuite des cerveaux suit toujours plus ou moins la même trajectoire. Elle part des pays du Sud et se dirige vers les pays du Nord. 

Quid des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui se sont particulièrement développés ces dernières années ? Jusqu’à présent, ces pays étaient surtout plus connus pour être des importateurs de talents vers l’Amérique du Nord ou l’Europe. 

Or, depuis quelques temps, la tendance tend à s’inverser. 

De « exportateurs de talent » à « importateurs de talents », il n’y a qu’un pas, et les pays des BRICS fourmillent d’idées pour ramener à la maison leurs talents. Cela passe notamment par des rémunérations revues à la hausse, par rapport à ce qui pouvait se pratiquer il y a encore quelques années.

En 2019, rares sont les pays à ne pas être touchés par la fuite des cerveaux. Même la France n’y échappe pas. Pour enrayer le brain drain, plusieurs solutions sont mises en place. 

Parmi les dernières mesures importantes, citons le projet d’un hub dédié à la cybersécurité


Alors que beaucoup de spécialistes de la question partent travailler à l’étranger, notamment aux États-Unis, différentes techniques sont mises en place afin de « garder » ces talents, à l’heure où les cyberattaques se multiplient. 

La fuite des cerveaux ? Un phénomène qui, tout en se développant, tend paradoxalement à l’atténuation.

Antoine Le Fur

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